jbbarth's

Lisez donc.

Ah, quel beau pays que le nôtre, où la Justice et le Parlement nous protègent de vieillards usés et de cyber-criminels de haut-vol. Qu’il fait bon vivre sous la matraque bienveillante des services du préfet, qui bravent la loi pour défendre l’intérêt général et assurer, ainsi, notre bonheur. Et que dire de notre gouvernement, qui dans sa lutte acharnée (mais toutefois indirecte) contre l’exclusion et la xénophobie, a permis de relancer l’activité des lignes aériennes à destination de l’Afrique en montant un Ministère de l’Intégration, véritable point d’orgue de plusieurs siècles d’accueil et de mixité socio-culturelle.

J’ai honte de vivre dans ce pays, dont je me détache n’arrive pas à me détacher comme certains peuvent se défaire d’une culture, d’une religion, d’un groupe qui les limite et les emprisonne. On serait mieux gouvernés par des Elfes tiens.

Et de croisière aussi, mais ce sera pour plus tard, elle à qu’à revenir.

Je suis en train de regarder un reportage hallucinant1 sur LCP/PS : Tabac, la conspiration.

On tient plusieurs scoops, tenez-vous bien, que je vous livre ici dans le désordre :
  • les manufacturiers du tabac ont de bons services marketting,
  • le tabac est extrêmement meurtrier,
  • les manufacturiers veulent se faire du pognon,
  • ils font des recherches qui n’aboutissent à rien puisque réduire les dangers liés au tabagisme réduirait l’accoutumance et donc leurs profits,
  • etc etc.

Je ne supporte pas, je hais, je déteste toute cette victimisation rampante. Il y a des victimes de l’amiante (une matière fantastique d’ailleurs, dommage), il y a des victimes de la dioxyne, il y a eu des victimes du tabac, par le passé. Plus maintenant. Mais ce qui m’ennuie, c’est que tout cela participe d’un mouvement bien plus large de déresponsabilisation et d’endormissement des foules.

Tu bouffes trop ? C’est pas ta faute, c’est la pub ! On va te coller un peu de manger-bouger par-ci par-là et ça ira mieux, rendors-toi.

Tu fumes trop ? C’est pas ta faute, t’inquiète ! C’est les salopards des industries du tabac, toi t’as pas fait exprès de fumer pendant 30 ans, mon pauvre… On va les attaquer.

T’es enceinte et tu bois ? Mais non, t’es pas conne, c’est les vilains producteurs de vin qui auraient dû te parler d’alcoolisation foetale. T’inquiète on va mettre des taxes et des étiquettes.

Tu comprends pas trois mots d’anglais ? Pas de souci, on va obliger toutes les marques à traduire toutes leurs accroches, même si la traduction n’a aucun rapport, on s’en fout.

Nous vivons (au moins moi) dans une société d’enculeurs de mouches, où chacun se dédouane de ses responsabilités, où on évite le moindre effort au légume qu’on voudrait que tu sois. Attention, je ne dis pas qu’il est facile d’arrêter de fumer, que personne ne tombe dedans dans une mauvaise période de sa vie et mérite de s’en sortir. J’ai des exemples parmi mes gens (comme dirait Pierre) de personnes qui se battent déjà pile en ce moment pour s’arrêter, je les admire et les soutiens.

J’aimerais juste qu’on se réveille de l’absuridé dans laquelle on s’enfonce joyeusement : bien sûr que les media sont pour quelque chose dans notre façon de consommer, de vivre ! Bien sûr qu’ils ont une influence ! Mais leur laisser le premier rôle revient à abandonner l’idée qu’on est maître de ce qu’on fait, et ça ça me dérange. Choisis la pillule bleue, Neo.. On endort les foules, on les encourage à vivre bien tranquilles dans l’idée qu’elles n’ont aucune responsabilité. Joli triomphe de la médiocrité.

Enfin… en France, heureusement, on échappe à certaines de ces absurdités. Aux USA, par exemple, tu tues quelques personnes avec un fusil mitrailleur, tu peux toujours te retourner contre ton armurier. Et puis en France, heureusement, on peut zapper, et heureusement, il y a Robocop sur la chaine d’à côté. Enjoy :-)

 

1 Seul truc un peu intéressant : les industries du tabac qui participent à des pubs anti-tabac en direction des jeunes, dont la teneur était environ “Ne fais pas ça c’est un truc réservé aux adultes.”. Ahah. Comment mieux encourager des jeunes à fumer. Les experts qui ont pondû ça côté santé publique devraient avoir honte.

Allez rire

Le pire c’est que tu temps d’Arrêt sur Images sur la 5, j’estimais ce monsieur. Mais là, je trouve cette interview affligeante sur les 2/3 de sa longueur. Merci soeurette de me l’avoir montrée, ça réveille de lire des raccourcis intellectuels de ce genre, ça tire à la malhonnêteté intellectuelle ou à l’incompétence. La France avance…

Morceaux choisis.

Ce que nous avons révélé sur le site d’Arrêt sur images, c’est que cette information avait bien été donnée au cours d’un déjeuner avec nos deux confrères, par Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée. La précision, à mes yeux, est importante. Cela veut dire que c’est l’Elysée qui communique directement sur cette enquête policière. Si cette piste devait se dégonfler, l’Elysée porterait donc la responsabilité directe d’avoir manipulé la presse.

Merveilleux. Effaçons vite ces stupides différences entre personne, fonction, et institution, elles nuisent à la compréhension des moutons citoyens.

Or, en lisant de près la transcription des propos qui a été faite par Le Monde, on reconnaît facilement le style oral relâché qui caractérise Nicolas Sarkozy. Donc, c’est bien Sarkozy lui-même qui, selon ce que dit implicitement Le Monde, délivre ces révélations importantes.

Ah ça c’est du journalisme, du grand, du beau, de la déduction qui laisse sur le cul, du genre qu’on met plusieurs années d’études à sortir. L’Elysée dispose d’un bon millier de fonctionnaires, mais non, on lit 3 bouts de phrase, on fait une analyse de style, et hop, c’est peut-être Sarko, son style, oui non… Un coup de ponctuation… Suspense… Ah bah oui, la phrase d’après, c’est sûr ! Le couperet est tombé, c’est bien Sarkozy lui-même. Epatant. D’une rigueur intellectuelle à vous couper le souffle.

D’une manière générale, il me semble que pendant toute cette année le pouvoir est assez bien parvenu à essouffler les journalistes. Ils sont peut être encore plus essoufflés que d’habitude.

D’une manière générale, il me semble que beaucoup de journalistes s’essoufflent tous seuls à ne jamais mettre la moindre information en perspective, à trier bêtement des communiqués de presse et les assembler comme un Lego, à manquer de culture dans le domaine qu’ils investiguent, bref à jouir d’une rente de situation plutôt intolérable. Ils mettent tout leur orgueil à remettre en question le pouvoir depuis des décennies, ça leur donne de l’importance, et bien je suis ravi que par les temps qui courent ils soient eux aussi remis en question, sur la sellette, bien incapables d’arguer d’une quelconque atteinte à leur liberté d’expression quand tout, désormais, même le pire, est librement diffusé. Il y a d’ailleurs là une vraie question que je serais bien incapable de trancher : toute cette médiatisation a-t-elle un quelconque intérêt ? Est-elle bénéfique ? Comment le citoyen peut-il développer sa réflexion avec autant de bruit ambiant sur tout et n’importe quoi ?

Curieusement, certains blogs à but non lucratif apportent énormément de matière, ils nous apprennent le droit, le fonctionnement de l’Assemblée et du Sénat, nous éclairent sur les tracasseries et enjeux des media, parlent de politique générale, de communication, des élections américaines. De l’autre côté, la presse traditionnelle, souvent de qualité, est en train de mourir à cause des nouvelles technologies. Et au milieu, les organes informatiques de ces mêmes quotidiens nous abreuvent tous les jours de leur lot d’information non vérifiée, approximative, partielle, bref, sans intérêt. On en finit par craindre que ça déteigne sur la presse papier agonisante…

Certains parlent d’une guerre entre les journalistes et les blogueurs, j’avoue que je m’en fous complètement. Ce dont je ne me fous pas, en revanche, c’est que l’on soit toujours dans le registre du sensationnel et que les sites d’info ressemblent de plus en plus aux chaines de spam que me transmet parfois ma mère. Le sensationnel, l’esbrouffe avant tout. On répand des rumeurs, on force les traits, on joue sur les mots, on en galvaude le sens, on passe par dessus les principes, ou parfois, bêtement, on se trompe tellement on veut vendre (confondre la ville et la province du Québec, fallait le faire…). Dernier exemple en date côté informatique (le seul terrain que je prétends maitriser un peu), ce ramassis de conneries.

Je parlais tout à l’heure d’essoufflement. Et il me semble que la pression que subissent les journalistes sous cette présidence-là est plutôt de cet ordre-là. Les pressions-menaces ont toujours existé. Elles sont moins fréquentes qu’on ne l’imagine. Les pressions-séduction sont elles plus fréquentes qu’on ne l’imagine, au contraire. Elles sont peut-être plus fréquentes sous cette présidence que sous la précédente. Mais elles étaient très vives sous la présidence Mitterrand. Qu’il s’agisse de séduction intellectuelle ou d’osmose politique, Mitterrand tenait aussi beaucoup de journalistes politiques sous sa coupe.
Le phénomène nouveau avec Sarkozy, c’est vraiment l’essoufflement. Pour revenir aux deux affaires précédentes que nous avons abordées au début de ce chat, il me semble qu’elles marquent une évolution. Jusqu’alors la communication sarkozyenne se faisait dans une transparence affectée. Pour la première fois, on voit Sarkozy, ou l’un de ses collaborateurs, demander le off, c’est-à-dire ne pas assumer de donner directement les informations qu’il donne. Peut-être sont-ils en train de revenir à une forme plus traditionnelle de la communication du pouvoir.

Là pour le coup, c’est mesuré, construit, on y croit volontiers et il y a une analyse derrière, alors je ne vais pas être de mauvaise foi, je vais lever mon carton “10/10” de l’école des fans, sans toutefois préjuger de la véracité des propos. Histoire de finir sur une note positive.

Non, ce ne sont pas que des sorts de Final Fantasy.

Je ne deviens pas égocentrique j’aime juste parler en ce moment. Et on m’a encouragé à me répandre plutôt que tout garder à l’intérieur, alors je m’exécute, aller se plaindre à McDo si besoin.

Je discutais avec ma soeur d’un truc très personnel que je vais un peu développer ici, comme je l’avais fait 21 rue Barrier il y a un petit moment :-) Comme elle le résume : les coups de blinde-toi je trouve ça stupidissime et lâche. Parce que de toute façon, plus il y a de risques d’en crever, de s’y bruler les ailes et même le coeur, plus ça vaut la peine. Oui, mais pas que.

Il y a bien sûr le risque qui rend plus vivant, mais ça, on s’en serait douté vu le résumé. Ca doit tenir de Jonathan et Jennifer Hart historiquement, quelqu’un confirme ? Bref, ça ne suffit pas, le risque à lui seul ne m’intéresse pas plus que ça : le risque induit la peur, la peur de perdre, de se rater, et ça ça tient juste en éveil, c’est du survival mode, mais c’est un peu masochiste, on s’use plus vite, on se laisse moins aller, attention à ne pas s’étouffer. Meilleure analogie, c’est un peu comme du poker : il y a une grosse mise, donc plus d’adrénaline, et plus à retirer de la relation. Ca c’est de l’analogie qui envoie du steak :-)

Oui mais il y a autre chose, voyez-vous. Au poker, on mise gros ou pas, mais on ne mise pas en fermant les yeux. En voilà une deuxième analogie qu’elle est bonne. Je n’ai pas de carapace parce que je n’en ai pas envie. Rajouter des bandages autour de son coeur c’est comme si physiquement on rajoutait des bandages autour de sa tête : un jour on voit bien, 12 aux deux yeux, et puis on voit un peu flou, jusqu’à ne voir que des silhouettes, puis à peine des ombres, puis plus rien du tout. Et autant je ne crois pas être atteint du syndrôme de Peter Pan, autant de la façon dont certains évoluent en amour, j’ai l’impression que grandir c’est mourir.

Au sortir d’une relation amoureuse, on essaie de faire le point, de prendre sur soi, de chercher ce qu’on a mal fait, ce qu’on a mal évalué, ce qu’on a mal compris, ce qu’on a cherché et qui n’était pas chez l’autre, ce dont on a essayé de se convaincre inutilement, bref ce qui doit changer. La fois d’après, il faut y aller naturellement mais pas retomber dans les mêmes travers si possible. J’ai tendance à être excessif, à trop m’inscrire dans la durée, à trop vouloir y croire, et je fais des super efforts pour aller contre cette tendance. J’ai l’impression de me connaître de mieux en mieux, même si ce n’est pas encore parfait. Et tout ça marche plutôt bien par les temps qui courent (comme le coup de tête dans le clavier pour ceux que j’ai mailé récemment à ce sujet). Toujours pas de vrai sort de défense à l’horizon, mais la prochaine fois que ma mère me demandera Comment va ton coeur ?, je pourrai lui dire qu’il est plus agile, plus conscient de ses défauts, qu’il essaie de battre au meilleur rythme, mais qu’il s’en fout toujours de la perspective d’être écrabouillé.

Petit à petit, on essaie aussi de changer le dosage entre volonté et coup de coeur. Trop compter sur la volonté fait aller à l’encontre de son propre bien, et je pense m’être beaucoup fourvoyé sur ce terrain. Je commence à croire qu’il y a un temps pour tout, et que mes discussions avec ma soeur sur le moitié-sentiment-moitié-volonté étaient complètement à côté de la plaque, tout ça c’est dynamique, et on en fait vraiment ce qu’on veut : au moins au début, au moins sur ce que je vis ces temps-ci, le 200% coup de coeur, au feeling, c’est vraiment trop agréable, ça poutre, ça roxe du jambon. Même si ça va également dans le sens d’une moindre protection de son petit coeur. Ca serait encore meilleur si j’évitais les bouffées d’angoisse inutiles vous me direz, mais je m’améliore sans cesse, et autant dire que ça m’empêche pas de respirer et de profiter du moment présent sans trop réfléchir à la suite. Je pense que ça ne serait pas moi non plus si je n’avais pas parfois des petites crises comme ma soeurette, et ça nous donne des sujets de conversation marrants. De toute façon, me connaissant comme je me connais, ce n’est pas la volonté qui manquera dès qu’il y en aura besoin :-)

Pour finir, même si ça sort un peu du thème de l’article, j’essaie de trouver quelqu’un avec qui je serai bien. Ca commence à bien faire de sortir avec des filles qui ne sont pas du tout faites pour moi hein. Mais ça, ça se contrôle pas forcément, c’est proportionnel à la dose de coup de coeur, et inversement proportionnel à la volonté qu’on met dès le début. C’est sûrement le point où il faut essayer de se forger une carapace pour le coup, ou plutôt un Ruban pour les afficionados de Final Fantasy (Ruban immunise contre toutes les altérations d’Etat), mais autant se laisser aller à l’instinct, on verra bien où ça ira. J’vous tiens au courant ^^

Bon, sur ce, à la Dyns, des trucs qui ont rien à voir :

PS: Je n’arrive toujours pas à comprendre l’Ile de la Tentation : j’y mets le maximum, tout, rationnellement, les pousse à craquer, et en même temps mon côté Romeo+Juliette me pousse à rejeter tout ça en bloc. Il n’y a pas d’amour dans ces couples, s’il y en avait ils ne craqueraient pas, merde. MERDE. OK ?!?

PPS: J’ai le dos complètement en vrac, je suis tout coincé, et comme j’ai aucun pote kiné dans la région je crois que je vais soigner le mal par le mal en allant faire du vélo ce soir. Etonnant non ?

Je n’ai pas parlé de ce sujet ici, mais je vous conseille les liens suivants pour comprendre (même après coup) de quoi il retourne, et à quel point tous les ténors de gauche sont (encore) à côté de la plaque1 :
- une fois n’est pas coutume, s’il n’y a qu’un article à lire c’est bien celui de maître Eolas : Mignonne allons voir si la constitution. Vous y apprendrez tout ce qui change et ce qui importe (en vrai)
- une remise en place d’Authueil, qui fait notamment référence à une interview d’un spécialiste du droit constitutionnel sur leMonde. J’aime bien qu’on oppose une vraie culture politique à l’antisarkozysme primaire et stérile de la gauche… dont d’ailleurs certains parlementaires PS essaient de s’extraire assez intelligemment dans une tribune sur lemonde.fr. Décidément, Manuel Vals est, de ce que j’en connais, un homme politique socialiste de qualité et qui réfléchit un peu plus loin que le bout de son nez. Et ça ne court pas les rues…
- un commentaire d’Authueil sur quelques réactions pathétiques des ténors socialistes
- une analyse rapide, toujours par Authueil, sur la recomposition de l’échiquier politique qui transparait dans ce vote
- une autre analyse par Jules de Diner’s Room, qui revient sur l’erreur stratégique de la gauche et sur le cas d’Alain Lambert (au sujet duquel je pense qu’Authueil va trop loin en le traitant de faux-cul de première)

1 J’admets volontiers que je n’ai pas essayé de chercher d’article constructif s’opposant à cette réforme, tant je trouve que les arguments développés par les nonistes (encore eux) sont fades et relèvent du délire paranoïaque.

Encore une nuit de cauchemars. Depuis plus d’un an je ne rêvais plus, je ne cauchemardais plus, je laissais simplement les évènements glisser sur moi, je m’étais résolu à la médiocrité de ma vie en dehors du travail, et je m’étais enfoncé jusqu’au cou dans ma vie professionnelle.

Mais depuis deux mois tout ça change doucement, je sais que je ne suis pas là où je devrais, je n’ai aucune influence sur le cours des évènements, je bosse dans un de ces trop nombreux services de l’Etat qui a connu une certaine heure de gloire et qui agonise doucement sans que personne n’ose tailler dans le vif. De gâchis d’argent en décisions absurdes je regarde la branche pourrir sans réellement redouter le jour où elle cassera, qui s’en soucie ? Je finis par laisser de la latitude à ma chef adorée, je la laisse faire toutes les bêtises qu’elle veut, je me tais, je code un peu dans mon coin, hallelujah. Je commence à comprendre la réputation qui colle à la peau des fonctionnaires, à l’observer, à sentir cette lassitude et à leur pardonner, quelque part je me dégoûte, je me résigne, c’est bien qu’il faut que je change d’air.

Quand la nuit me tombe dessus sans crier gare, je ne rêve toujours pas, je préfère être poursuivi par ma fille qui me vouvoie et veut me planter un couteau dans le ventre. Voir Eric laisser tomber un immense planning de khôlles dans une flaque au milieu du terrain de foot du lycée. Etre enrôlé de force dans une milice sénégalaise et participer horrifié à des combats sanglants. Me torturer avec une comparaison irrationnelle entre mes relations actuelles et la dualité législatif-judiciaire, comme si j’avais 41 de fièvre. Certains jours je garde juste les yeux ouverts des heures, je sens la fatigue monter, mais elle ne sera assez forte que le lendemain en pleine journée dans mon bureau, bad timing. Parfois je dors d’une traite pendant 15h, et je fous en l’air toutes mes chances de trouver un rythme les 3 ou 5 jours suivants.

Mais heureusement il y a des nuits magiques, douces, calmes, où ma main est faite prisonnière, où je ne peux pas bouger, où mon ventre reste noué de bonheur, où je reste là pétrifié, où le moindre cauchemar est immédiatement terrassé par un peu de chaleur, un coup d’oeil, rien du tout au fond. C’est terriblement niais d’écrire ce genre de trucs, mieux vaut en profiter ! Hélas, 3 fois hélas (merci Gérard), sans vinaigre le miel n’est pas le miel, la solitude revient beaucoup trop fort à mon goût, le rêve permanent s’échappe, déserte, et il ne tient plus qu’à un fil, à une fenêtre idiote qu’on rate parfois, je nous en veux de la rater, ça m’empêche de respirer. Ces changements de rythmes sont éprouvants mais ils vont bientôt se calmer, heureusement pfiou.

Cela dit bizarrement je me sens fort et serein dans l’ensemble. La dernière fois que je me suis senti fort et serein je suis parti droit dans le mur, toi-même tu sais quand c’était, mais pire que tout, les quelques pas qui m’en séparaient (du mur) ont été sans saveur. Aujourd’hui je ne sais toujours pas évaluer les distances, mais j’ai le ventre vrié, le sourire aux lèvres, et je prie pour que le mur recule et recule. Tu t’es pris un peu trop de baffes toi disait l’autre. Je me suis surtout pris des briques dans la tête. Et pourtant je suis près pour la prochaine, même pas peur, en espérant qu’elle n’arrive pas trop vite.

Sur ce, je vais faire la sieste et penser très fort à la théorie des cordes, à la relativité restreinte, et à ce que je vais bouffer ce soir. Hasta la vista !

J’étais perdu dans mes rêvasseries dans le metro, à l’instant, et j’ai eu une sorte de révélation. Frappé par la grâce divine1, l’évidence me rattrappe, j’ai tourné en rond. J’ai mis pour ainsi dire 20 ans à revenir à ma position initiale. Je voulais être un grand professeur, principalement pour des considérations géographiques, pour annihiler le manque, et ensuite de prestige. J’ai ensuite hésité entre prof d’EPS, trialiste pro, et pilote de ligne. Ah, les mioches.

Aujourd’hui, j’opère chaque jour des malades chroniques2, finalement. Je fais mon tour régulièrement, parfois suivi par une partie de mon équipe. Je supervise le suivi en temps réel de la santé de mes patients, je n’espère aucune sortie mais je veille à sans cesse améliorer leur état de santé. Je corrige un problème, et dans l’instant je fais face aux complications qui en découlent. J’essaie d’avoir une vue globale, de répartir mon temps efficacement pour ceux qui sont le plus en danger, les plus critiques. Parfois je m’autorise une perte de temps sur un cas intéressant, même sans espoir. Les techniques évoluent, je me tiens à jour, par la presse spécialisée, via des séminaires, voire par le truchement de mes expériences personnelles. Et tout ça me ravit, je vais être plus efficace, je vais changer de point de vue, augmenter mon taux de réussite, bref faire le bien… informatiquement. De ce côté là je crois que je lui ressemble, et je doute que vous arriviez à me sortir de ce parallèle douteux. Il n’en soupçonne rien et ne lira jamais tout ça, bien sûr, mais j’ai quand même mis 20 ans à revenir à mon point de départ… Comme dirait Jed, et sans réponse pour le moment, what’s next ?

PS: il y a un peu moins de deux mois je me demandais pourquoi je n’avais pas envie de lâcher une certaine main, et ce soir, en 5 minutes, je crois que j’ai su. Glurps.
PPS: c’est pas tout ça mais j’ai une liste à faire moi, c’est sérieux ces trucs-là, ça ne se traite pas par dessous la jambe.
PPPS: cherche bonne volonté pour transformer mon appart’ en palace d’ici demain matin, il faut que ce petit déjeuner reste dans les annales de l’Empire.

1 Ou pas.

2 D’un genre particulier, certes.

Crédit photo : click

Ca résonne un peu, il va vraiment falloir que je bouge :-)

Un article intéressant, enfin, qui le serait s’il n’était pas bourré de bêtises et de sous-entendus vicieux…

Je ne suis pas fan de ce genre d’article complètement à charge. J’ai lu en diagonale, sauf la première partie historique qui m’a un peu gonflé.
Au niveau factuel ça a l’air à peu près juste, mais c’est très orienté, et rédigé de façon très partiale. Suivez le guide (commentaires non systématiques, en vrac et au hasard)…

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté.

Ah bon ? Les Français ressentent ça, vraiment ? Vive le délire gauchiste-névrosé quoi…

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste […]

Tous ? Encore ? Ah… Ok.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme […]

Qu’est ce que c’est que ce sous-entendu minable ? Cette tournure de phrase déplacée ? La trahison fait partie de très nombreux couples qui se disloquent. Elle est encore évoquée à plusieurs reprises dans la suite. Vous avez dit “à charge” ?

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite.

Hein ? Qu’ouïs-je ? Le président devrait démissionner suite à des législatives ?!? Et puis, c’est la seconde cohabitation de Mitterrand, ce n’est pas la première fois que le PS se prend une tarte et je ne vois pas pourquoi une démission aurait été de mise.

Jacques Chirac […] refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur.

Chouette, refaisons l’histoire, c’est Jacques Chirac qui a installé Balladur à Matignon en 1993. Et puis quoi encore ? Les propositions refusées de nomination au gouvernement sont traditionnellement confidentielles. D’une part l’hypothèse d’un Balladur comme second choix est quasi-invérifiable, d’autre part je vois mal Mitterrand s’être fait souffler un nom par Chirac avec qui il a vécu une première cohabitation difficile.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer.

A ceci près que depuis 1995 ils ont gagné la plupart des scrutins nationaux d’envergure, ce qui est tout de même l’objectif principal d’un parti important, non ? Oublions ça.

Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Chouette, SAS a sorti un nouveau bouquin ? Rendez-vous au Relay H de la gare la plus proche…

Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Voir ici pour un démontage en règle… Non mais sérieusement, le Premier Ministre aurait été assigné à résidence sans que personne ne le sache ? C’est à mourir de rire…

[à propos de Christine Lagarde] Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne.

C’est sûr que quand on a la fibre gauchiste ou alter-mondialiste, ce genre de phrase nauséabonde assimile immédiatement Mme Lagarde à un suppôt de Satan. Bouh, des privatisations, Cheytane est partout !

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?

Quand il y aura des journalistes dignes de ce nom, qui fuient le sensationnel et les délires paranoïaques pour faire leur métier…

Sérieusement, Gwendonline… Si je commence à détester mon pays, si je commence à en avoir véritablement honte1, c’est à cause de sa politique d’immigration aveugle et sans justification rationnelle. Je hais mes responsables politiques parce qu’ils sont infoutus d’opposer des visions du monde de grande envergure, parce que la gauche est incapable de sortir de son opposition systématique absurde, parce que la droite devient de plus en plus populiste et démago. Fort heureusement, je fais encore travailler mon cerveau, et quand je vois ce genre d’article, je déteste encore plus certains journalistes de mon pays :-)

PS: Womack ! Pourquoi est-ce que je n’suis pas surpris, espèce de balai à chiottes !

PPS: Pfiou… Merci.

1 La France, tu l’aimes où tu la quittes. Bientôt, je la quitterai, toi-même tu sais pourquoi.

Financer un nouveau projet, c’est toujours compliqué, mais il y a un moment où il faut arrêter les conneries quand-même.
Donc plussoyons en choeur : Un Etat sans boussole 29/08, par Jean-Michel Apathie, journaliste chez RTL, à relier à un article plus vieux de Joël Ronez, responsable du pôle web d’ARTE France : La Taxe A La Con (je vous recommande chaudement de lire ce 2e article et ses commentaires).

Pendant ce temps-là, panique à bord pour balancer les k€ par les fenêtres. La France quoi.

  • Il y a de nombreux problèmes qui n’en sont que parce qu’on le décide, ou qu’on les laisse nous pourrir joyeusement le moral. Aujourd’hui, j’ai décidé qu’un de ces problèmes n’en était plus un, j’ai essayé de le crier1, et je me suis senti libéré, d’un coup. Aucune préméditation, même si j’ai été un peu aidé, j’ai pris ma décision sur un coup de tête, et j’en suis ravi. Je m’y tiendrai au mieux. En plus j’ai l’impression qu’Elle était contente, alors adieu Côté Obscur, rions-nous des lames de fond en profitant !
  • J’ai mis une sonnerie Wall-E sur mes SMS. Je vous laisse le lien ici, parce que je suis super sympa (et aussi super bizarre)
  • Comme je suis un peu grognon parfois, je vais raler contre ces crétins de chez Apache qui obligent à avoir une fully-qualified URL pour la directive RedirectMatch. C’est absolument débile. Si on a pas de mod_rewrite et qu’on utilise du ServerAlias pour des domaines inter et intranet, on fait comment ? Pff.
  • Comme je suis un peu geek sur les bords, je conseille aux lecteurs un peu geeks d’installer Ubiquity, une extension Firefox qui transforme votre renard préféré en véritable poste de commandement Central Dogma de vos activités web :-)
  • Comme je suis attentif et prévenant, je vous préviens : ne téléchargez pas IE8, c’est bel et bien de la merde
  • Enfin, comme je suis fatigué, je vais faire une ptite sieste ;-) Sayonara.

1 En vrai je l’ai juste dit normalement, mais ça fait plus stylé !

Je suis en train de mourir, et la dernière émission TV que j’aurai regardé est “Le Bac a 200 ans” sur Public Sénat.

Quelques réflexions intéressantes :
  • sur l’essence des prépas : c’est moins une compétition entre élèves qu’une compétition de l’élève avec lui-même, sa propre capacité à s’intéresser aux matières, à mener des raisonnements pluridisciplinaires, etc. Agreed…
  • sur l’admission en prépa : il y a en terminale ceux qui veulent avoir le bac, et ceux qui se construisent un dossier pour rentrer en prépa ou dans une école quelconque. Et après ? La sélection d’un dossier parmi 50 dans les grands lycées parisiens, selon l’établissement d’origine, les notes, ... Qu’est-ce que ça parait aléatoire !
  • sur l’absurdité du fonctionnement de la sélection en fac : la Sorbonne, 72% d’échec en première année. Mauvaise préparation en lycée ou mauvaise orientation, les arguments penchent plutôt vers la seconde option vu le taux d’abandon et d’absence aux partiels. Une idée pour faire évoluer tout ça ? Oulah non.
  • le taux de réussite absurde à l’examen : il faut que tout le monde ou presque ait le bac. Fusent les “youpi”, les “j’ai rien foutu mais je l’ai”, hourra.
Des réflexions hors émission aussi :
  • comment, bordel, évaluer les profs ? Dans mon lycée-lycée, une moitié de mes profs était complètement incapable, névrosée, mais ils arrivaient à présenter bien devant l’inspecteur une fois tous les 3 ans, alors hourra, ils continuaient à massacrer des élèves et à coûter un fric fou à l’EN.
  • 59,3 milliards d’euros pour l’EN en 2008. Pour quel résultat ? Vive le gâchis.
  • le système des moyennes est-il vraiment le bon ? Pourquoi ne pas exiger 10 ou 11 de moyenne, mais en plus un minimum dans chaque matière ? Si le niveau du bac sert de garantie à un niveau minimal pour la poursuite d’études supérieures, on ne devrait pas l’avoir si l’on a 3 ou 4 dans certaines matières…
  • les programmes sont-ils adaptés ? Comme disait un lycéen, le programme d’histoire en terminale, par exemple, est extrêmement touffu, et quel intérêt ? Comment mettre une matière comme ça au niveau du langage, de l’expression orale, de la faculté à bosser sur un thème pluridisciplinaire ? A la limite, provoc’ inside, comment peut-on exiger d’un lycéen moyen qu’il sache résoudre des équations différentielles d’ordre 2 alors que ça ne sert absolument à rien dans la vie ? Pourquoi le bac S est encore la filière la plus suivie, alors que la filière la plus adaptée à ceux qui arrêteront les sciences et techniques plus tard est certainement la filière ES ?

J’dois avoir de la fièvre. Je vais aller mourir tranquillement, débrouillez-vous avec ces problèmes :-)

Je déteste déblatérer des clichés, et me rendre compte a posteriori que l’argumentaire que j’ai développé est truffé des pires bêtises et approximations. Je déteste également me rendre compte que la situation est certainement pire que je ne l’imagine. Je n’entends rien au symbolisme, à la psychologie même élémentaire, à la philosophie sociale ou ce genre de choses. Mais je compte sur certaines personnes de mon entourage pour me cultiver sur ces domaines. En attendant, autant être honnête :-)

Le problème posé : qu’est ce qui peut justifier une discrimination à l’embauche basée sur le sexe du postulant ?

J’imagine deux types d’arguments de base :
  1. des qualités naturelles intrinsèques, autant dire de l’essentialisme (ce mot fait grimper certains aux rideaux). Le mauvais versant : Mère Nature a choisi le tricot et le four pour bobonne pendant que le management et la réussite professionnelle sont pour Monsieur. Arrêtez de vomir dans le fond. Le bon versant ? Je n’arrive pas à l’exprimer clairement, mais intuitivement, je préfère nettement Jessica Alba pour une pub de lingerie féminine et Rambo pour aller débusquer Ben Laden en Suisse (ou n’importe quel pays hostile). Inverser les deux ne me paraît pas réaliste. Ce n’est évidemment pas une question de puissance ou de responsabilité hiérarchique, je pense clairement que les femmes sont flouées et manquent aux postes influents dans l’industrie ou la politique de par le monde. Et je n’ai rien à proposer d’intelligent dans ce domaine, alors passons.
  2. le pragmatisme éclairé : un petit dirigeant de PME minimisera les risques de devoir payer une partie de son salaire à quelqu’un parti en congé pour plusieurs mois (citons un exemple de raison, la grossesse, qui touche majoritairement les femmes sauf erreur). J’ai imaginé qu’il serait intelligent que l’Etat organise ce genre de situation, pour payer en direct les femmes enceintes et éviter de faire peser un poids inutile sur les PME, accessoirement aussi en les aidant pour un remplacement. Mais allons-y dans l’autre sens : quand la 3e guerre mondiale aura éclaté, les dirigeants de PME auront tord d’engager des jeunes hommes qui ont toutes les chances d’être mobilisés rapidement. Un investissement en expérience et en formation sur un type de population devrait se faire, si je suis cynique, en fonction entre autres de sa fiabilité statistique (et de sa productivité mais je doute que quelqu’un de sérieux différencie hommes et femmes sur ce plan).

Seulement voilà, là-dessus, j’ai déraillé, non ? Humpf. Mes rêves sont en fait déjà des réalités, mais ni moi ni ma challengeuse n’en avions la moindre idée. Un congé maternité est un congé sans solde d’au moins 16 semaines pendant lequel la femme perçoit des indemnités de la Sécurité Sociale correspondant à son niveau de rémunération moyenné des 3 derniers mois. Alors voilà déjà un truc, une fois n’est pas coutume, qui a l’air bien foutu. Inutile de se battre donc pour savoir si ça coûterait trop cher, ou si les politiques seront un jour suffisamment courageux pour mettre ça en place ; le fait est que ça coûte cher et que c’est une très bonne chose, n’en jetez plus.

Ces petites divagations m’ont poussé à aller voir l’article de Wikipedia sur la discrimination à l’embauche. Sources non vérifiées et non recoupées (je suis blogueur et informaticien, pas journaliste), mais j’y apprends que :

Une femme de 32 ans mariée et ayant 3 enfants a 37 % de chances en moins d’être convoquée à un entretien d’embauche. Les candidatures de femmes avec enfants sont clairement repoussées sauf pour certains types d’emploi.

Je trouve ça moche. On sautille joyeusement aux différences de salaires hommes-femmes toujours sur Wikipedia, à lire en entier svp. Les différences sont alarmantes, puisqu’on ne pinaille pas pour 2 ou 3%, on est plus proche des 20 ou 25% de différence ! Et à ce point, il y a de quoi sortir les crocs, on sort de la petite différence inévitable. Je garde tout de même mon oeil critique, l’analyse est un peu creuse pour quiconque a déjà touché des données statistiques : pourquoi le salaire médian serait la bonne variable à analyser ? Je ferai un prochain article là-dessus, en me documentant au préalable sur ces chiffres de l’INSEE, mais ça sent à plein nez le on-fait-dire-ce-qu-on-veut-aux-chiffres. Plus qu’à trouver à qui profite le crime ;-)

Bref, histoire de conclure, j’en reste à mon constat que je me méfie beaucoup de l’Egalité avec un grand E : je n’arrive pas à comprendre par quel délire tordu on peut faire croire à des gens que parce qu’ils ont obtenu les mêmes choses, les mêmes droits, les mêmes garanties ou privilèges que leur voisin ils seront plus heureux. Mais ceci est une autre histoire !

Depuis quelques jours, les annonces fusent de toute part ; ça passe certainement inaperçu pour le citoyen lambda, mais l’UMP a décidé de sévir, en amplifiant le mouvement amorcé il y a quelques années avec la DADVSI et la LCEN.

Luc Besson part en croisade contre le visionnage de films sur Internet (sauf s’il s’en met plein les poches bien sûr). Frédéric Lefêvre, jamais à cours de conneries, enchaîne en l’appuyant. Voir le démontage en règle chez Maitre Eolas, c’est bien marrant. Extrait :

Je vous la refais en abrégé, en shorter comme on dit sur le Net sans foi ni loi :

—Que voulez-vous ?
— Une commission d’enquête.
— Mais il y a déjà une loi.
— Alors je veux changer la loi.
— Mais il y a une dimension internationale.
— Alors je veux un G20 du Net.

Débranchez-le, encore deux questions, et il demande l’usage de l’arme nucléaire.

Mieux, notre ministre des musées, Christine Albanel, a commencé avec sa merveilleuse loi HADOPI (en gros, on te tape deux fois sur les doigts si tu télécharges illégalement, ensuite on te coupe ton abo internet). Elle enchaine en voulant brider les spots wifi publics (comme ceux de McDo) en maintenant une “liste blanche” des sites UMP-autorisés. Elle ne sait sûrement pas qu’il existe des centaines de millions de sites qu’il faudrait qualifier, vive les futurs ratés… Voir conditions générales ici.

Authueil propose une analyse ici, qui a le mérite de replacer au centre du débat ce qui importe : les auteurs le pognon.

Enfin, tout ça nous prépare un joli Stalag 13 ; les plus faibles se feront pincer, les méchants non, et au milieu, la foule, vous, moi, on aura plus qu’à s’enfuir en Chine pour trouver un Internet à peu près potable et moins censuré. Dingue.

PS: en guise de PS optimiste, il faut réaliser que tous ces gens ont beaucoup de pouvoir, beaucoup de moyens, mais ils n’y connaissent tellement rien qu’ils seraient capables de se rater. Hihihi :-)

EDIT: voir la note de Tristan sur tout ça

Once again :

Franck Riester, député UMP, rapporteur à la commission des lois, déclare :

J’en viens au second objet de l’amendement : l’interopérabilité. Je n’y suis pas favorable. Il faut laisser au consommateur sa totale liberté de choix en fonction de son système d’exploitation. L’interopérabilité n’est pas nécessaire pour les consommateurs et elle est trop contraignante pour les éditeurs de logiciels.

Ce n’est même pas faux ou polémique, c’est grottesque, comme dirait l’autre.

Définition Wikipedia:

L’interopérabilité est la capacité que possède un produit ou un système, dont les interfaces sont intégralement connues, à fonctionner avec d’autres produits ou systèmes existants ou futurs et ce sans restriction d’accès ou de mise en œuvre.

Autrement dit, interopérabilité = liberté = choix = cool. Décidément, y’en a pas un pour rattrapper l’autre.

J’avais raté cet article sur les transformations d’Internet, mais vous pouvez aller lire si ça vous intéresse, c’est passionnant. D’ailleurs tout le monde en parle depuis une semaine ou deux.

On en retiendra une citation de Linus Torvalds (qui peut se la permettre) :

Les backups c’est pour les fillettes, les vrais hommes mettent leurs données sur un serveur FTP et laissent le reste du monde créer des miroirs.

Je ne résiste pas à transmettre ça, trouvé via padawan.info :

EDIT: Cette affiche fait référence à un dérapage de Christine Albanel, qui avait comparé la Quadrature du Net (un collectif réunissant des défenseurs des libertés individuelles) à 5 gus dans un garage. Voilà.

Impossible de dormir correctement cette nuit. Deuxième jour. Tu te tournes dans ton lit, tu comptes les moutons, tu fais un calin au ragondin, l’ennui quoi.

Bon, le monde va mal :

  • le pape serait un ancien nazi, mais bon, on s’en fout un peu, ils l’étaient tous à cette période, c’était une mode, comme les tamagochis dans le début des 90’s
  • la loi Hadopi est passée à l’Assemblée. Elle passera au Sénat, vu que le PS s’abstient. Reste le conseil constitutionnel, mais soyons réalistes, il y a peu de chances. Cela dit, avant que ce soit appliqué… Bref, Albanel devrait être condamnée à la Réclusion à la Honte Perpétuelle ; tant de mauvaise foi, de mensonges, d’incompétence, ça ne devrait pas être permis à un si haut niveau.
  • que le site soit en effet piraté ou non, ça la fout mal : Rachida Dati, qui est quand même ministre, insulte Elizabeth Guigou en direct sur le site internet du ministère de la justice : ahah et ahah. Quand même, fallait oser: Compte tenu de l’intelligence de Mme Guigou, celle-ci devrait déroger au principe archaïque selon lequel tout prédécesseur mésestime ses successeurs.
  • le monde entier est en crise ; il y a 50000 chomeurs de plus tous les mois en France ; et ça fait deux mois qu’on nous casse les coui*lles avec Continental, soit … 1000 péquins. Ok c’est super triste, mais c’est la vie les mecs, arrêtez de nous les briser et on passe à autre chose là. En plus on les prévient, et ils touchent des indemnités. Les 49000 autres ont pas cassé une sous-préfecture et mis le feu partout où ils pouvaient. Même combat pour Molex et autres hein.
  • ah et puis la grippe du cochon. Parlons-en. Encore un truc qui fait trembler dans les chomières. Heureusement qu’on regarde “C dans l’air” pour se rendre compte que les spécialistes savent que c’est chaotique et restent sceptiques face à tout ça.
  • Ferrari et Renault risquent de quitter la F1 ; wow ça doit être la crise ! Ah mais non, lisez bien : ils boudent parce qu’on veut limiter leur budget à 45 millions d’euros la saison prochaine, et comme actuellement ils dépensent beaucoup plus, ils ont peur de ne pas avoir le temps de se retourner. Ahah.
  • il est 7h et j’ai dormi 3h en tout. En pointillés. Et merde ; hop, au boulot :-)

En super-vrac même :

  • je me suis enfin sorti du Rhume A, la variante non-mortelle de la Grippe A
  • en ce moment je deviens un gros adepte de Chrome/Chromium ; Chrome est le navigateur web made in Google. C’est tellement rapide que j’étais presque sur le point de désinstaller Firefox de mon netbook. Vivement que Firefox 3.6 sorte (et surtout que les plugins soient mis à jour), ou que Chromium voit arriver tous mes plugins préférés.
  • UNIX a 40 ans cet été ! (via)
  • je vais bientôt pouvoir comprendre mes chats grâce à ce merveilleux bijou technologique
  • j’étais un peu mort de rire en lisant cet article de Tristan Nitot : S’attaquer aux tabous pour devenir écolo. Où l’on souligne en particulier qu’utiliser des ampoules basse conso, c’est bien moins efficace que limiter le nombre d’enfants (la croissance de la population mondiale étant suicidaire à long terme)
  • un joli fake qui donne envie de faire plouf (dans 2 jours !!)
  • des robots qui jouent, des robots qui courent, et encore des jolis robots. On est a un tournant, même si c’est encore certainement très compliqué à produire et à rentabiliser, la robotique devient extrêmement performante, Asimov n’est pas loin !
  • une chouette initiative pour trouver des équivalents libres aux logiciels propriétaires ; mais le problème reste entier, il n’y a toujours pas (à mon sens) d’équivalent sérieux à .. Visio par exemple.
  • ahah, merci la liste railsfrance, qui m’a fait découvrir ce site à envoyer aux imbéciles qui polluent les forums/groupes sans même chercher eux-mêmes auparavant
  • Korben nous montre la première voiture volante grand public, wOw !!
  • ruby-istes, web developpers, allez voir ça :)))
  • quelques liens, à froid, sur les déboires du jeune rappeur énervé Orelsan : poum, poum, et poum. Et un autre pour la route, plouf : j’ai envie de pleurer quand je vois ce qu’on fait de la liberté d’expression en France, j’éprouve une haine féroce contre tous ces penseurs indulgents qui victimisent les gens et les dispensent de penser (ça me rappelle mes cours de philo sur la religion…). On devrait être libre de tout dire, punto.
  • les choses à dire pendant l’amour chez Maïa, ahahah
  • toujours chez Maïa, les vieux me gonflent < pareillement, quand on lit ce genre de stupidité on espère que l’euthanasie se généralise rapidement :)
  • CSS progresse, et html 5 aussi ; vous ne profiterez de ce dernier lien qu’avec Firefox 3.5 minimum, ça n’impressionnera que les développeurs web, mais wouhouh quand mêm :)

Bon, ayé, ma liste ReadItLater est enfin vide (tu parles Charles, j’ai passé au moins 50 liens sur mon compte Delicious…), je peux partir en vacances ! Ahem.

Quand je vois les conneries que vient de sortir Jacques Séguéla dans l’émission de Ruquier, le roman de Maïa Mazaurette que je suis en train de lire, Rien ne nous survivra – Le pire est avenir est tout de suite plus clair : il y a des vieux qu’il vaudrait mieux tuer.

Ce monsieur vient d’expliquer que le Net est la pire saloperie que l’homme ait jamais inventé, parce qu’on pouvait descendre une réputation en quelques minutes. Il parlait en l’occurrence pendant l’interview de Julien Dray, qui venait expliquer son livre, la cabale médiatique contre lui, les informations non vérifiées, mais qui dit tout de même autre chose du Net, heureusement. J’ai l’impression que ce raisonnement est en vogue chez tout un tas de vieux débris inadaptés, dont pas mal de politicons effrayés par le monde qui les entoure.

J’aime Internet, j’aime vraiment Internet. J’aime qu’Internet soit neutre, et j’espère qu’il le restera malgré la volonté de certains gouvernements dont le nôtre. J’aime échapper aux medias centralisés, avoir accès à différentes opinions sur les sujets qui m’intéressent, et je me méfie de tous ceux qui veulent en faire un minitel 2.0.

Par les temps qui courrent, ce n’est pas la Déclaration des Droits de l’Homme qui garantit les libertés d’expression ou d’opinion. C’est par exemple Twitter qui permet d’informer sur les élections en Iran, où les medias traditionnels se seraient faits tuer. Ce sont des blogueurs qui s’escriment à rendre moins lisse les informations des medias traditionnels et des agences de presse. C’est aussi les chaines que m’envoie ma mère, qui sont tantot droles tantot sérieuses, mais qui font réfléchir les gens. Cette diabolisation du Net n’a pas lieu d’être. Les gens comme Jacques Séguéla redoutent les informations non contrôlées, je veux leur dire qu’ils ont raison d’avoir peur.

Pour me remettre de bonne humeur, je finirai sur une phrase de Desproges au Tribunal des Flagrants Délires :
Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l’une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m’étonnerait quand même un peu ; ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup !

Vroum

Posted by JB on 22/12/09 at 19:13

Tristan Nitot a fait un billet qui m’a beaucoup intéressé hier, Quelques notes sur la culture et Internet.

Déjà ça fait des pistes de réflexion pour imaginer ce que sera la société de demain. On va nettement plus loin que les bêtises du gouvernement actuel (Christine is watching you :-)). Notamment sur le paradoxe de la disparition de la rareté avec Internet : toute l’écontomie actuelle repose sur le fait que les produits sont “rares” : si je m’achète un CD, je paye toute une ribambelle de parasites (ce n’est pas péjoratif dans cette phrase) qui ont packagé, transporté, mis en rayon, etc. la musique que je veux écouter au final. C’est là que l’informatique arrive : le transport, la duplication, voire la pub sont quasi gratuites. Comment bâtir une économie là-dessus ? Et comment les non-parasites (les créateurs pour la musique) peuvent vivre dans un tel modèle ? Le sujet mérite qu’on y réfléchisse en tout cas :)

Ensuite, à titre professionnel, je ne suis jamais aussi content que lorsque j’utilise de jolis outils libres, voire que je les adapte à mes besoins (redmine et nagios sont de parfaits exemples du genre d’errements que je peux avoir au boulot). A titre personnel, je développe un peu sur mon temps libre (voir mon espace sur Github), je n’utilise que des PCs sous des systèmes libres (ce n’est pas vrai pour mon téléphone j’admets) et j’évangélise à l’occasion autour de moi. Bref, je baigne dans cette communauté.

L’article de Tristan met un peu en lumière le moteur qui m’agite lorsque je mets à disposition des sources de mes programmes sur Internet, sans toutefois être complet. En dehors des aspects relationnels, communautaires, qui m’intéressent, je dirais que j’ai 3 moteurs dans ce genre de démarche. Dans le désordre :

  1. la reconnaissance des pairs ou des gens qui utiliseront mon code
  2. la satisfaction de penser que des gens utiliseront mon code et en seront contents : c’est proche mais tout de même différent, je n’espère pas forcément une boite de chocolat, mais je suis content de penser que ce que j’ai fait sera utile à d’autres (je pense par exemple à Teamscript 4)
  3. l’amélioration continue : mettre mon code à disposition sous une licence qui va bien, c’est laisser la porte ouverte à ce que d’autres gens (potentiellement bien plus compétents que moi) améliorent ce que j’ai commencé à faire ; c’est comme ça que se construisent les meilleurs produits informatiques de nos jours (à commencer par les OS)

Je trouve ces deux sujets vraiment passionnants. Dommage qu’on entende jamais ce genre de thèse à plus haut niveau, et qu’on s’arrête à la bête défense d’intérêts privés. Je suis complètement dépassé par la course folle aux profits qu’on peut soupçonner chez de nombreux parasites des milieux culturels. La motivation devrait être de faire partager ce qu’on aime, ce qui sort de notre tête ou de nous. La gloire éternelle, l’exposition médiatique, l’argent qui coule à flot… bof.

Je regarde une rediffusion de l’intervention d’Elisabeth Badinter devant la mission d’information sur le port de la burqa. Elle est clairement contre, et elle avance des arguments intéressants en faveur d’une “interdiction” (pas forcément contraignante réglementairement ?). En particulier elle commence par discuter la liberté de se vêtir, en argumentant le fait “qu’il n’y a pas de vêtement du visage”.

Une phrase hors discours m’a interpellé lorsqu’elle évoquait la question du port du voile “pour se cacher des regards impurs d’autres hommes” :
Entre vous et moi, drôle de vision des choses de penser que tous les hommes qui regardent une femme ne rêvent que de la violer

Pom pom pom. Non ?

Enfin, comme elle le dit bien (et ça serait cool qu’un ou deux politiques se mettent au diapason), elle n’est pas spécialiste de l’Islam, ni spécialiste des lois ou de la politique, la question reste donc entière. On va voir à quel point l’UMP devient un parti populiste :-)

Que j’aurais pu aussi sobrement appeler :

  • refaisons le match
  • massacre à la tronçonneuse
  • f*ck
require 'find'
require 'yaml'
require 'digest/md5'

class EvaFile
  attr_accessor :path

  def initialize(path)
    @path = path
  end
  
  def infos
    @infos ||= {:size => File.size(@path).tap{|s| def s.to_s; "#{self.dup} bytes"; end },
                :last_modified => File.mtime(@path),
                :md5_sum => Digest::MD5.hexdigest(File.read(@path))}
  end
end

class EvaDir
  def initialize(subdir)
    raise "Give me a (sub)directory !" if subdir.nil? || !File.directory?(subdir)
    @subdir = subdir
  end
  
  def files
    @files ||= Find.find(@subdir) do |f|
                 Find.prune if File.directory?(f)
                 EvaFile.new(f) if File.file?(f)
               end.compact
  end

  def write_info_file(filename)
    path = File.join(@subdir,filename)
    begin
      info = File.open(path,"w")
    rescue
      $stderr.puts "Error opening file #{path} for writing..."
    end
    info.write "Size: #{size} bytes\n"
    info.write "Files: #{nb_files}\n"
    files_hash = {}
    files.each do |file|
      files_hash.merge!(File.basename(file.path) => file.infos)
    end
    info.write files_hash.to_yaml
    info.close_write
  end

  def size
    @size = files.inject(0) do |memo, f|
              memo + f.infos[:size]
            end
  end
  
  def nb_files
    files.length
  end
end

class EvaUtil
  def initialize(dir)
    raise "Give me a directory !" if dir.nil? || !File.directory?(dir)
    @dir = dir
  end
  
  def subdirs
    return @subdirs if @subdirs
    @subdirs = [ EvaDir.new(@dir) ]
    @subdirs << Find.find(@dir) do |f|
                  EvaDir.new(f) if File.directory?(f)
                end
    @subdirs = @subdirs.compact.uniq
  end

  def generate_info_files(filename="infos.txt")
    @subdirs.each do |s|
      s.write_info_file(filename)
    end
  end
  
  def generate_meta_info_file(filename="metainfos.txt")
    path = File.join(@dir,filename)
    begin
      meta = File.open(path,"w")
    rescue
      $stderr.puts "Error opening file #{path} for writing..."
    end
    meta.write "Total size: #{size} bytes"
    meta.write "Total number of files: #{nb_files}"
    meta.write "Last modified (<24h) :\n #{last_modified.join("\n  ")}" if last_modified.any?
    meta.close_write
  end
  
  def last_modified
    @subdirs.inject([]) do |memo, subdir|
      memo << subdir.files.select{|f| File.mtime(f) < Time.at(Time.now.to_i - 86400)}.map(&:path)
      memo.flatten
      memo
    end
  end

  private
  def method_missing(symbol, *args)
    if %w(nb_files size).include?(symbol.to_s)
      @subdirs.inject(0) do |memo, subdir|
         memo + subdir.send(symbol)
      end
    else
      super
    end
  end
end

e = EvaUtil.new(ARGV[0])
e.generate_info_files
e.generate_meta_info_file

Garanti 100% non testé, 100% fait sans l’API, et surtout 100% fait avec un éditeur de texte. C’est sûrement bourré de conneries, mais au moins avec un truc comme ça j’aurais pas eu honte. Cela dit vue la longueur, je commence à me pardonner d’avoir barbouillé ma copie de blanco, c’était infaisable sans ça. Coder sur papier est définitivement un cauchemard. On se la refait dans 2 ans ;-)

Diaspora.

C’est le truc qui m’aura énervé dans les news informatiques des 2 dernières semaines. De nombreux signaux tendent à montrer que Facebook se soucie de moins en moins du respect des données privées de ses utilisateurs. 60% des utilisateurs penseraient même à quitter Facebook. Et voilà qu’on a droit à un festival d’articles sur 4 gus qui ont levé 170k€ et des bananes pour monter une alternative libre à Facebook, Diaspora.

Libre ? Ah euh oui, enfin un jour quoi. Déjà quand il y aura quelque chose à montrer. Pour l’instant, il n’y a rien, il y a de la com’ et c’est tout. Les formats d’échange ? Les technos qui seront employées/supportées ? On n’en sait rien. Il y a là juste du buzz, juste des mecs qui ont levé du fric sur rien. Même le grand Tristant Nitot se fait prendre à un enthousiasme un peu absurde.

Seulement la messe semble dite, ce projet va dans le mur. Comme je n’ai pas eu le temps d’écrire cet article en temps et en heure, d’autre ont bien résumé la situation pour moi, et je ne peux qu’approuver :

C’est lamentable qu’on fasse de la pub à quelque chose qui n’est rien, juste parce que le Times en a fait un article. Qui plus est quand on voit fleurir les alternatives tangibles, comme Movim, avec du vrai code, des trucs qu’on peut essayer, tout ça..

Bêêêêh !

Voir mon précédent post. Diaspora a pris la voie de l’opensource cette semaine en commençant à publier son code sur github. Les réactions s’enchainent, plutôt négatives sur twitter. Project embryonnaire, suite de tests réduite, etc. Cela dit je suis assez d’accord avec ceux qui disent que c’est trop tôt pour les enterrer : ils arriveront peut-être à sortir quelque chose, on ne sait jamais, c’est juste que l’énorme buzz provoqué il y a 6 mois va être un énorme handicap. Donc… bonne chance quand même ;-)