Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
Posted by JB on 24/08/08 at 19:18
Un article intéressant, enfin, qui le serait s’il n’était pas bourré de bêtises et de sous-entendus vicieux…
Je ne suis pas fan de ce genre d’article complètement à charge. J’ai lu en diagonale, sauf la première partie historique qui m’a un peu gonflé.
Au niveau factuel ça a l’air à peu près juste, mais c’est très orienté, et rédigé de façon très partiale. Suivez le guide (commentaires non systématiques, en vrac et au hasard)…
Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté.
Ah bon ? Les Français ressentent ça, vraiment ? Vive le délire gauchiste-névrosé quoi…
Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste […]
Tous ? Encore ? Ah… Ok.
Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme […]
Qu’est ce que c’est que ce sous-entendu minable ? Cette tournure de phrase déplacée ? La trahison fait partie de très nombreux couples qui se disloquent. Elle est encore évoquée à plusieurs reprises dans la suite. Vous avez dit “à charge” ?
En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite.
Hein ? Qu’ouïs-je ? Le président devrait démissionner suite à des législatives ?!? Et puis, c’est la seconde cohabitation de Mitterrand, ce n’est pas la première fois que le PS se prend une tarte et je ne vois pas pourquoi une démission aurait été de mise.
Jacques Chirac […] refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur.
Chouette, refaisons l’histoire, c’est Jacques Chirac qui a installé Balladur à Matignon en 1993. Et puis quoi encore ? Les propositions refusées de nomination au gouvernement sont traditionnellement confidentielles. D’une part l’hypothèse d’un Balladur comme second choix est quasi-invérifiable, d’autre part je vois mal Mitterrand s’être fait souffler un nom par Chirac avec qui il a vécu une première cohabitation difficile.
Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer.
A ceci près que depuis 1995 ils ont gagné la plupart des scrutins nationaux d’envergure, ce qui est tout de même l’objectif principal d’un parti important, non ? Oublions ça.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.
Chouette, SAS a sorti un nouveau bouquin ? Rendez-vous au Relay H de la gare la plus proche…
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
Voir ici pour un démontage en règle… Non mais sérieusement, le Premier Ministre aurait été assigné à résidence sans que personne ne le sache ? C’est à mourir de rire…
[à propos de Christine Lagarde] Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne.
C’est sûr que quand on a la fibre gauchiste ou alter-mondialiste, ce genre de phrase nauséabonde assimile immédiatement Mme Lagarde à un suppôt de Satan. Bouh, des privatisations, Cheytane est partout !
Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?
Quand il y aura des journalistes dignes de ce nom, qui fuient le sensationnel et les délires paranoïaques pour faire leur métier…
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Sérieusement, Gwendonline… Si je commence à détester mon pays, si je commence à en avoir véritablement honte1, c’est à cause de sa politique d’immigration aveugle et sans justification rationnelle. Je hais mes responsables politiques parce qu’ils sont infoutus d’opposer des visions du monde de grande envergure, parce que la gauche est incapable de sortir de son opposition systématique absurde, parce que la droite devient de plus en plus populiste et démago. Fort heureusement, je fais encore travailler mon cerveau, et quand je vois ce genre d’article, je déteste encore plus certains journalistes de mon pays :-)
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PS: Womack ! Pourquoi est-ce que je n’suis pas surpris, espèce de balai à chiottes !
PPS: Pfiou… Merci.
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1 La France, tu l’aimes où tu la quittes. Bientôt, je la quitterai, toi-même tu sais pourquoi.
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