jbbarth's corner

Blah

Posted by JB on 21/08/08 at 12:57

Hello Japan, I’m JP ! And I’m here to talk you about my brand new movie !

Ou pas. Mais je sens que ce billet va être truffé de citations et des commentaires ou réponses qui vont avec. Let’s go !

Je vis un rêve, ma poule, je vis un rêve !

Wow. Comment je peux faire la différence entre rêve et réalité moi ?

Même dans mes rêves je ne suis qu’un idiot qui sait qu’il va se réveiller…

Ou pas, espérons. Pour un cauchemar, c’est facile. Bien que je me sois réveillé hier matin à me dire que je devais absolument annuler mon abandon de la prépa, que tu étais dans cette classe, que tu allais me manquer à en exploser mes poumons.. Anyway. Gérard et Bacchus-est-un-con ont été compréhensifs, c’est déjà ça. Par contre pourquoi le proviseur s’appelait Foucault (mon actuel N+5 si l’on peut dire) et pas Hiver comme tout le monde ? Moi-même je n’y comprends plus rien, la suite…

Pour un rêve, c’est une autre paire de manches… J’ai rêvé hier toute l’après-midi, une petite grande bouffée d’oxygène ©, j’ai rêvé quand j’essayais de prendre la douche la plus rapide du monde, 10 minutes de double tornade. J’ai surtout rêvé au cinéma : je ne sais pas si ce regard était bienveillant, inquiet, interrogateur, mais il m’a arraché à mon siège et je me suis mis à tomber, je n’ai pû me raccrocher à rien… Je sentais une main qui me serrait mais c’était irréel, je tombais, le ventre vidé, j’ai cru voir passer des heures avant de m’écraser dans mon fauteuil rouge moelleux et de pouvoir de nouveau bouger, me libérer, chuchotter une bêtise et me concentrer sur une autre histoire d’amour. Pour plagier Leo McGarry1 : comment peut-on se passer d’une telle sensation, ne pas vouloir la ressentir encore et encore ! […] Vous croyez vraiment que ça a quelque chose à voir avec la raison, l’intelligence ou la volonté ?

So what ? Je suis un junkie. Et merde.

Arrête de dire des trucs comme ça, je vais y croire après.

Tu peux, je n’ai jamais été aussi sérieux. Je parlais de blindage, carapace, barrière récemment. Ce mot est revenu hier dans une conversation, et je continue à le rejeter en bloc. Et pourtant je me mets moi-même des barrières, parce que j’ai menti dans l’article précédent : c’est joli de faire semblant de n’avoir peur de rien (hors angoisses instantannées), mais parfois j’ai des millions de choses à dire, ou juste une seule, et rien ne sort parce que j’ai trop peur de la réaction d’en face. Let’s make a deal : pas de barrière stupide, allons-y au feeling, would you ?

Sans vinaigre, le miel n’est pas vraiment le miel…

Le refrain du vinaigre et du miel… Et si on les mixait, un jour du miel avec un soupçon de vinaigre, un jour du miel avec quelques instants mielleux ? Et pourquoi pas les mélanger vraiment ? Mêler un peu de ce miel à chaque moment de ma vie. Ce miel qui colle, dense, qui s’insinue lentement mais sûrement, qui va obstruer mes artères, qui envahit mes articulations jusqu’à la paralysie, qui veut conquérir mon cerveau en sucrant chaque pensée comme je sucre mon café2. Le vinaigre pourra toujours tenter ce qu’il veut, tant que le miel est là, il glissera sur ma peau, il laissera son goût amer et son odeur désagréable mais ce sera tout.

Je déteste mes réactions aujourd’hui, je culpabilise de ressentir ce que je ressens, d’avoir été aggacé toute à l’heure. Si on peut résumer ce qui s’est dit plus haut, je suis un junkie égoïste et rêveur, je me trouve des circonstances atténuantes, je t’en trouve à toi, je pense un peu à toi (pas la même), je tourne en rond avec toi (encore une autre), et je m’inquiète beaucoup pour vous (une autre encore et la première). J’adore ma vie. Conclusion à la con, mais vraiment, sincèrement, j’adore ma vie.

1 De façon complètement libre, je n’ai pas le passage sous la main.

2 C’est à dire avec 17 sucres par tasse, comme Odile Deray.

Crédit photo : click

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