Non, ce ne sont pas que des sorts de Final Fantasy.
Je ne deviens pas égocentrique j’aime juste parler en ce moment. Et on m’a encouragé à me répandre plutôt que tout garder à l’intérieur, alors je m’exécute, aller se plaindre à McDo si besoin.
Je discutais avec ma soeur d’un truc très personnel que je vais un peu développer ici, comme je l’avais fait 21 rue Barrier il y a un petit moment :-) Comme elle le résume : les coups de blinde-toi je trouve ça stupidissime et lâche. Parce que de toute façon, plus il y a de risques d’en crever, de s’y bruler les ailes et même le coeur, plus ça vaut la peine. Oui, mais pas que.
Il y a bien sûr le risque qui rend plus vivant, mais ça, on s’en serait douté vu le résumé. Ca doit tenir de Jonathan et Jennifer Hart historiquement, quelqu’un confirme ? Bref, ça ne suffit pas, le risque à lui seul ne m’intéresse pas plus que ça : le risque induit la peur, la peur de perdre, de se rater, et ça ça tient juste en éveil, c’est du survival mode, mais c’est un peu masochiste, on s’use plus vite, on se laisse moins aller, attention à ne pas s’étouffer. Meilleure analogie, c’est un peu comme du poker : il y a une grosse mise, donc plus d’adrénaline, et plus à retirer de la relation. Ca c’est de l’analogie qui envoie du steak :-)
Oui mais il y a autre chose, voyez-vous. Au poker, on mise gros ou pas, mais on ne mise pas en fermant les yeux. En voilà une deuxième analogie qu’elle est bonne. Je n’ai pas de carapace parce que je n’en ai pas envie. Rajouter des bandages autour de son coeur c’est comme si physiquement on rajoutait des bandages autour de sa tête : un jour on voit bien, 12 aux deux yeux, et puis on voit un peu flou, jusqu’à ne voir que des silhouettes, puis à peine des ombres, puis plus rien du tout. Et autant je ne crois pas être atteint du syndrôme de Peter Pan, autant de la façon dont certains évoluent en amour, j’ai l’impression que grandir c’est mourir.
Au sortir d’une relation amoureuse, on essaie de faire le point, de prendre sur soi, de chercher ce qu’on a mal fait, ce qu’on a mal évalué, ce qu’on a mal compris, ce qu’on a cherché et qui n’était pas chez l’autre, ce dont on a essayé de se convaincre inutilement, bref ce qui doit changer. La fois d’après, il faut y aller naturellement mais pas retomber dans les mêmes travers si possible. J’ai tendance à être excessif, à trop m’inscrire dans la durée, à trop vouloir y croire, et je fais des super efforts pour aller contre cette tendance. J’ai l’impression de me connaître de mieux en mieux, même si ce n’est pas encore parfait. Et tout ça marche plutôt bien par les temps qui courent (comme le coup de tête dans le clavier pour ceux que j’ai mailé récemment à ce sujet). Toujours pas de vrai sort de défense à l’horizon, mais la prochaine fois que ma mère me demandera Comment va ton coeur ?, je pourrai lui dire qu’il est plus agile, plus conscient de ses défauts, qu’il essaie de battre au meilleur rythme, mais qu’il s’en fout toujours de la perspective d’être écrabouillé.
Petit à petit, on essaie aussi de changer le dosage entre volonté et coup de coeur. Trop compter sur la volonté fait aller à l’encontre de son propre bien, et je pense m’être beaucoup fourvoyé sur ce terrain. Je commence à croire qu’il y a un temps pour tout, et que mes discussions avec ma soeur sur le moitié-sentiment-moitié-volonté étaient complètement à côté de la plaque, tout ça c’est dynamique, et on en fait vraiment ce qu’on veut : au moins au début, au moins sur ce que je vis ces temps-ci, le 200% coup de coeur, au feeling, c’est vraiment trop agréable, ça poutre, ça roxe du jambon. Même si ça va également dans le sens d’une moindre protection de son petit coeur. Ca serait encore meilleur si j’évitais les bouffées d’angoisse inutiles vous me direz, mais je m’améliore sans cesse, et autant dire que ça m’empêche pas de respirer et de profiter du moment présent sans trop réfléchir à la suite. Je pense que ça ne serait pas moi non plus si je n’avais pas parfois des petites crises comme ma soeurette, et ça nous donne des sujets de conversation marrants. De toute façon, me connaissant comme je me connais, ce n’est pas la volonté qui manquera dès qu’il y en aura besoin :-)
Pour finir, même si ça sort un peu du thème de l’article, j’essaie de trouver quelqu’un avec qui je serai bien. Ca commence à bien faire de sortir avec des filles qui ne sont pas du tout faites pour moi hein. Mais ça, ça se contrôle pas forcément, c’est proportionnel à la dose de coup de coeur, et inversement proportionnel à la volonté qu’on met dès le début. C’est sûrement le point où il faut essayer de se forger une carapace pour le coup, ou plutôt un Ruban pour les afficionados de Final Fantasy (Ruban immunise contre toutes les altérations d’Etat), mais autant se laisser aller à l’instinct, on verra bien où ça ira. J’vous tiens au courant ^^
Bon, sur ce, à la Dyns, des trucs qui ont rien à voir :
PS: Je n’arrive toujours pas à comprendre l’Ile de la Tentation : j’y mets le maximum, tout, rationnellement, les pousse à craquer, et en même temps mon côté Romeo+Juliette me pousse à rejeter tout ça en bloc. Il n’y a pas d’amour dans ces couples, s’il y en avait ils ne craqueraient pas, merde. MERDE. OK ?!?
PPS: J’ai le dos complètement en vrac, je suis tout coincé, et comme j’ai aucun pote kiné dans la région je crois que je vais soigner le mal par le mal en allant faire du vélo ce soir. Etonnant non ?
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